Airbus : le couperet est tombé

Le couperet est tombé : 484 suppressions de postes à Airbus Bouguenais. Quand on sait l’importance de cette entreprise sur notre commune, ce n’est plus un coup de massue : c’est un séisme. On a l’habitude, dans le Sud Loire de dire qu’un emploi à Airbus c’est 5 autres emplois entre la sous-traitance, l’intérim, la logistique, et les emplois induits, immobilier, bâtiment, restauration, services à la personne, collectivités, etc.

Mais où sont les 15 milliards d’euros d’aide de l’État. On nous dit, on nous susurre que sans cela ce serait pire. Soyons sérieux, la droite fait ce qu’elle a toujours su faire : dès qu’il y a une crise, elle vide les caisses de l’État pour donner à ses copains. 2008, c’étaient les banques avec Sarkozy, 2020 avec Macron, ce sont les contrats secrets avec des sociétés américaines et peut-être autres. On ne nous fera pas croire que l’État, actionnaire du consortium l’ignorait . 

Parce que nous avons l’Institut de Recherche Technologique, il aurait été possible de flécher les aides sur de la recherche et du développement pour une aéronautique respectueuse de l’environnement et non bruyante. Mais il est vrai qu’il manque une pierre à l’édifice de l’IRT, le technocampus énergie du futur, bloqué à son arrivée par un président de Région de droite, sénateur important aujourd’hui, liste sur laquelle figurait la putative future Maire de Bouguenais. Une explication s’impose.

Bouguenais en commun-s a déjà demandé à rencontrer les organisations syndicales. Derrière les chiffres de suppressions d’emploi, il y a des hommes et des femmes : quels vont être les dispositifs de solidarité mis en place avec les collectivités ? Heureusement avec la Métropole et le Département le travail sera fait, malheureusement, au niveau de la région et de la commune de Bouguenais le pire est à craindre depuis dimanche dernier.