Sandra, Impériale au royaume des flous – Partie 4 : La tranquillité des habitants vaut mieux que des généralités !

Décryptage du tract de décembre 2019 de Sandra Impériale (Liste Modem – Les Républicains – La République en Marche) : votre feuilleton de Noël !

Il est des sujets où l’on est rarement déçu par la « droite ». Celui-ci en est un ! Donc, la voilà qui entend « lutter contre les cambriolages, les incivilités, l’insécurité », dans un contexte ou le fait de ce genre connaissent une augmentation sur l’ensemble du territoire de l’agglomération. Fort bien… et comment ?

« Optimiser l’éclairage publique (…) avec des détecteurs de mouvements sur des zones identifiés ». Outre que la solution ne semble pas techniquement réalisable au moment où nous en parlons (il faut avoir une petite idée du fonctionnement de l’éclairage public que Nantes Métropole avant de balancer des choses comme ça, tout de même !), elle ne répondrait franchement pas à la volonté affichée de lutter contre les cambriolages -par exemple- pour la bonne et simple raison que ceux-ci se déroulent de la quasi-totalité des cas en plein jour ! Et Sandra Impériale le sait qui a participé à des échanges avec la gendarmerie en tant que conseillère municipale, il y a quelques mois. Pourquoi n’en tient-elle pas compte ? Sans doute qu’il est plus vendeur de surfer sur des chimères que de se pencher sur la réalité des actes commis. Classique.

« Doubler les effectifs de la police municipale et installer une deuxième antenne sur les Couëts ». Là encore, ce n’est pas sérieux. La police municipale n’a pas du tout les mêmes prérogatives que la Gendarmerie. Effectivement elle pourrait voir ses capacités renforcées, mais ce serait dans le but de lutter contre les actes d’incivilités, par exemple les stationnements gênants. C’est la raison pour laquelle, en ce qui nous concerne, nous entendons plutôt nous diriger vers des recrutements d’ASVP (agent de surveillance de la voie publique). Quant à ouvrir une deuxième antenne… Cela renvoie à l’idée que les policiers municipaux passent leur temps dans des bureaux, or il n’en est rien ! Ils sont constamment sur le terrain, sur l’ensemble du territoire communal : on est donc encore dans une annonce démagogique qui ignore totalement le rôle et l’action des agents !

« Des caméras de vidéo-protection, comme à Rezé, sur les zones sensibles de la commune ». Que serait une réponse de droite sur la question de la sécurité qui n’abuserait pas des caméras en les mettant à toutes les sauces ? Évacuons d’entrée le « comme à Rezé », façon de dire que même une ville de gauche a recours à cet outil : Rezé n’est pas Bouguenais, les problématiques ne sont pas les mêmes, loin de là… et notons au passage que Rezé n’a pas de police municipale (quand donc, nous l’avons vu, la droite réclame son doublement à Bouguenais). Les caméras seraient donc ici rattachées au centre de supervision urbain. Rezé en compte 8 : est-ce à dire que Bouguenais en aurait… 4 ? Mais pour quoi faire, surtout ? D’abord, nous sommes curieux de connaitre les « zones sensibles de la commune » ! La vérité, c’est que les Bouguenaisiens sont d’abord victimes d’une recrudescence de faits de cambriolage (qui se développent à l’échelle de l’agglomération). Des caméras rattachées au CSU (« comme à Rezé ») n’apporteront pas d’amélioration notable sur cette situation. Alors que faire, là encore ? Tout simplement s’intéresser moins aux annonces qu’on veut faire qu’aux faits qu’on veut combattre. Face à la recrudescence des cambriolages, il faut permettre aux services de gendarmerie (dont c’est la mission) d’être plus efficace. Comment ? D’abord, leur donner plus de moyens pour travailler dans de bonnes conditions : la ville mène une politique d’extension de la gendarmerie (que nous avons la chance d’avoir sur notre territoire !). Ensuite, renforcer le lien entre citoyens et gendarmes : la participation citoyenne mise en place par la ville a vocation à se développer. Avec l’aide de référents volontaires et une information mieux diffusée permettant à chacun d’être attentif à son entourage, nous améliorerons sensiblement la qualité des interventions des services de l’Etat.

Enfin, les caméras… pour nous, leur rôle dans la prévention des faits est quasi nul. Cependant, elles peuvent avoir un rôle dans la résolution des enquêtes pour peu qu’elles soient disposées sur des axes, participant à un maillage plus large. C’est donc là encore avec les services de gendarmerie qu’il convient de travailler pour évaluer la pertinence de l’outil sur notre territoire et, le cas échéant, les lieux d’implantation. Une méthode efficace et réfléchie plutôt que des effets d’annonces, donc. Le problème réside dans le suivi des actions, dans la promotion de la prévention. Ceci passe par une coordination avec l’État dans ses compétences régaliennes que sont la sécurité et la justice. Prétendre autre chose n’est qu’au mieux ignorance au pire mensonge éhonté.