Sandra, Impériale au royaume des flous – Partie 2 : Arnaque et urbanisme (2/2)

  

Décryptage du tract de décembre 2019 de Sandra Impériale (Liste Modem – Les Républicains – La République en Marche) : votre feuilleton de Noël !

Bouguenais devient-elle pour autant une « ville dortoir » ? La droite rabâche ce mot, si péjoratif sous sa plume, et ce faisant elle ment soit par ignorance soit de façon délibérée. Qu’est-ce qu’une « ville dortoir » ? C’est une ville où l’on ne fait que loger, quasi sans activité, sans emplois. Or, les chiffres sont têtus : Bouguenais compte sur son territoire plus d’emplois que d’actifs ! Alors, la droite : méconnaissance ou manipulation ?

Mais peut-on refuser de construire ? Peut-on refuser d’accueillir plus d’habitants ?

Légalement non, puisque ces opérations respectent les règles de la propriété privée et de l’urbanisme… et quand bien même nous pourrions nous y opposer, cela aurait alors pour conséquence de renvoyer ailleurs celles et ceux qui cherche un logement à proximité de leur lieu de travail. Résultat : reporter des habitants sur les communes plus lointaines ce qui causerait une intensification du trafic routier quotidien et une artificialisation des sols dans des communes plus petites… donc avec un bilan social et environnemental catastrophique et c’est ce que veut la droite !

C’est fort de cette analyse et sans démagogie que la majorité sortante a travaillé pendant 6 ans a relevé le défi : proposer plus de logements sans mordre sur nos espaces naturels et tout en préservant les usages communs et en respectant les attentes légitimes de chacun. Comment ? D’abord en par la généralisation de l’urbanisme négocié qui oblige les promoteurs et architectes à informer et échanger avec la population riveraine d’un projet de construction. Ceci permet d’apporter des réponses aux demandes des voisins, de faire évoluer le projet d’origine pour une meilleure intégration dans son environnement. Ce dispositif qui donne de bons résultats est en train de s’étendre à l’échelle de l’agglomération : nous sommes heureux que Bouguenais ait été précurseur dans le domaine et nous engageons à poursuivre et améliorer le dialogue dans ce domaine.

Ensuite, par les OAP : orientations d’aménagement et de programmation. La droite a demandé au printemps dernier un moratoire sur cet outil, que BAS avait également dénoncé. Mais de quoi s’agit-il ? En aucun cas, il ne s’agit de périmètres de projet permettant de justifier de la préemption ou de déboucher sur des expropriations comme cela a pu être entendu.

Il est des espaces sur notre commune où des mutations importantes sont prévisibles : dans des espaces urbanisés, bien desservi par les transports, les promoteurs vont tenter d’acquérir des terrains pour réaliser des logements. Bien sûr, les propriétaires ont le choix de ne pas vendre… ou de vendre à quelqu’un qui s’établira dans le logement existant. Mais nous savons tous que l’intérêt commande bien souvent de céder son bien au meilleur prix. Dès lors, la commune -qui n’a pas les moyens de préempter tous les espaces en vente- a deux solutions : soit assister en spectateur à cette mutation en veillant uniquement à la conformité du possible projet avec les règles de l’urbanisme, soit poser une OAP dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme. Une OAP pose, sur certains espaces un cadre plus contraignant de façon à imposer aux promoteurs un certain nombre de contraintes supplémentaires. Celles-ci sont d’ordre paysagère, sociale, environnementales, etc. On peut imposer la conservation d’un arbre remarquable, d’un cheminement, d’un espace naturel, ou encore casser l’aspect monolithique des réalisations ou imposer des reculs par rapport à la voie. C’est la raison d’être de ces fameuses OAP sur lesquelles beaucoup de choses ont été dite… et le plus souvent n’importe quoi. Elles sont un bon outil et nous les maintiendrons.

La droite racole aussi un peu du côté des villages, exigeant une croissance urbaine « respectueuse du caractère de chaque quartier ou village ». Pour les villages donc, la remarque fera sourire ceux qui connaissent le PLUm voté début 2019 et qui bloque de fait l’extension des villages et hameaux et dont le caractère patrimonial à protéger est inscrit depuis les PLU et POS antérieurs… D’ailleurs, certains partisans de Sandra Impériale ne s’y sont pas trompé… En effet, on retrouve au sein de l’équipe de campagne un monsieur Charles Ozanne, lequel est venu donné son avis lors de l’enquête du PLUm : il est noté qu’ « après avoir consulté le PLUm, cette personne se félicite de l’urbanisme de Bouguenais qui limite l’extension et garde le caractère rural des villages ». Nous le remercions pour cet avis bien informé qui n’a pas -hélas- éclairé, semble-t-il, le projet de la droite bouguenaisienne !

Ultime manœuvre de ce chapitre, la droite dit « envisager des équipements nouveaux pour le confort de vie des habitants ». Sans plus de précision. Autant dire que soit la réflexion est indigente au point de ne pas lui permettre d’avoir une idée des besoins et de ses priorités, soit on est dans une classique manœuvre clientéliste où chacun verra midi à sa porte. Ce n’est pas ainsi que nous entendons nourrir le débat de ces élections !