Sandra, Impériale au royaume des flous – Partie 2 : Arnaque et urbanisme (1/2)

Décryptage du tract de décembre 2019 de Sandra Impériale (Liste Modem – Les Républicains – La République en Marche) : votre feuilleton de Noël !

La droite titre « l’erreur est urbaine » et fait un mot -facile. Et après ? Elle évoque un urbanisme mal maitrisé comme une évidence sans la moindre démonstration. La réalité est que l’urbanisme est maitrisé à Bouguenais et même que le mandat qui s’achève a contribué à donner des cadres supplémentaires pour améliorer encore ce contrôle. Premiers éléments dans cette première partie…

La droite dénonce une croissance galopante de la population : Quels sont les chiffres à l’appui ? Aucun ! La vérité, c’est que le territoire de la métropole est dynamique en terme économique, ce qui permet de limiter plus qu’ailleurs le chômage (6,6% sur la Métropole, pas si loin du plein emploi qui est à 5% en France). Qui s’en plaindra ?

Alors, oui, les enfants des habitants trouvent plus facilement qu’ailleurs des opportunités pour demeurer sur place et les ménages y font des enfants. Ainsi le solde naturel est à l’origine de 0,7 des 0,8 % d’augmentation de la population chaque année depuis 2011.

Oui, des entreprises recrutent et ce sont parfois des salariés qui viennent d’ailleurs et s’installent sur le territoire de la Métropole.

Oui, la population croit… mais à Bouguenais moins qu’ailleurs (0,8% pour Bouguenais contre 1,5% pour la Métropole ou 1,7 % pour Vertou) ! Pas besoin de grand discours pour le démontrer : le nombre d’élus métropolitains est au prorata de son importance à l’échelle de l’agglomération… et Bouguenais va perdre un de ses 3 élus, ce qui veut dire que la population croît moins vite ici qu’ailleurs.

Contrairement à ce que prétend la droite, la croissance de la population est donc mesurée. La croissance urbaine est-elle pour autant maîtrisée ? Pas de l’avis de ceux qui dénonce de ce côté de l’échiquier politique la « bétonisation » à Bouguenais. Sauf que…

Sauf que sur ce mandat, aucune parcelle classée agricole ou naturelle n’a été sacrifié pour des impératifs de construction de logement ou d’installation d’entreprise !

En fait, la droite entretien la confusion « construction = bétonisation ». Ce qu’il se passe, c’est que des espaces construits, urbains, sont en train de « muter » et ceci non pas sous l’effet d’une volonté farouche de la ville mais par le simple fait que des personnes vendent leurs biens à des promoteurs, lesquels construisent plutôt de l’habitat collectif (mais pas seulement) moins gourmand en espace et permettant de loger plus d’habitants… et ce n’est pas forcément un mal car la demande est forte. Il n’y a pas d’autres façons de conserver nos espaces verts et agricoles tout en répondant au besoin.

Ces « nouveaux habitants », d’où viennent-ils ? D’ici pour l’essentiel ! Il s’agit des conséquences de ce que l’on appelle la décohabitation : les couples se séparent, les enfants grandissent et quittent le domicile familial. Il y a donc de nouveaux besoins. Pour se faire une idée de l’ampleur du phénomène, il faut savoir qu’une ville comme la nôtre doit, pour maintenir sa population, construire en moyenne 120 logements par an.

Il nous faut également proposer sur notre territoire des logements accessibles pour être en conformité avec la loi. Cette dernière impose 25 % de logements sociaux lorsque Bouguenais n’en propose que 20 % (pourcentage en augmentation sous le dernier mandat). Là encore, les besoins sont là et nous devons y répondre.

Bouguenais devient-elle pour autant une « ville dortoir » ? La suite au prochain épisode…